25.02.2014 à 18h30
Abbaye de Neumünster, Salle R. Krieps, 28 rue Münster, Luxembourg - Grund

Jean-Philippe Toussaint – Lecture de « Nue » et entretien

Avec « Nue », Jean-Philippe Toussaint clôt la tétralogie Marie Madeleine Marguerite de Montalte, dont chaque roman dévoilait une facette de l’héroïne du point de vue de son amant.
Jean-Philippe Toussaint – Lecture de « Nue » et entretien

 

Jean-Philippe Toussaint

Lecture de « Nue »

et entretien avec William Irigoyen

.

Mardi 25 février 2014
18h30

Abbaye de Neumünster, Salle Krieps

 

Jean-Philippe Toussaint a lu des extraits de son nouveau roman « Nue » paru en septembre 2013 aux Editions de Minuit. Il s’est entretenu avec William Irigoyen (ARTE Reportage).

Nue (Éditions de Minuit, 2013)

La robe en miel était le point d’orgue de la collection automne-hiver de Marie. À la fin du défilé, l’ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d’ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d’entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s’avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d’une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d’un essaim d’abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l’air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d’insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade.

Extrait de livre

 

Vidéo


Presse

Podcast sur France Culture « Nue », le 30.08.13

« Rêvée, tendre, indifférente… Marie, l’insaisissable, réapparaît dans le quatrième volet d’un grand roman d’amour à la grâce limpide. » Télérama, le 18.09.13

 

« À la fois lumineux et crépusculaire, trépidant et assagi, ironique et poignant, horizontal et vertigineux, superposant plus que jamais le passé, le présent et le futur, et coulé dans une langue d’une éclatante sobriété, «Nue» est vraiment le point d’orgue de la collection printemps-été-automne-hiver de Jean-Philippe Toussaint. » Le Nouvel Observateur, le 5.09.13

 

« Jean-Philippe Toussaint, au moment de clore ce cycle extraordinairement travaillé, intriqué, dit la part de hasard dans la création. C’est comme si cet aveu le libérait, l’autorisait à tenter de nouvelles expériences avec sa phrase – plus libre, plus rythmée. Et à glisser quelques gouttes de miel dans son flacon d’acide. »Le Monde, le 18.12.13

 

« Le style de Toussaint repose sur l’équilibre entre l’esthétisation et la fluidité. Son champ lexical, extrêmement riche, joue sur la notion de synesthésie et nous offre copieusement à voir, à sentir, à boire et à manger. » Rue 89.com, le 27.09.13

 

« Coup de foudre pour Marie, et pour un roman qui lui ressemble : élégant, torsadé, insaisissable, aérien. On parcourt les pages, en apesanteur avec l’homme qui aime, enivré par la prose légère de Jean-Philippe Toussaint, légère comme la danse d’une fée. » ARTE-Journal, le 16.09.13

 

« Dans le monde de Toussaint, on tient la porte aux femmes qui regardent ailleurs, on attend qu’elles vous rappellent et on caresse leur parfum quand elles ont disparu. Il ne faut attendre de personne la moindre trivialité. Et, quand Marie demande des olives noires à un serveur du café de la place Saint-Sulpice, c’est si beau que la prose semble les avoir dénoyautées. » Libération, le 04.09.13

 

 

 

 

Organisé par l’Institut Pierre Werner avec le soutien du Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster
deutsch - contact - mentions légales