27.11.2019 à 19h00
Abbaye de Neumünster, 28, rue Münster, Luxembourg-Grund

« Menschen neben dem Leben » – sur les traces de l’écrivain Ulrich Boschwitz

« Menschen neben dem Leben » – sur les traces de l’écrivain Ulrich Boschwitz

« Menschen neben dem Leben » – sur les traces de l’écrivain Ulrich Boschwitz

Samuel Hamen s’entretient avec Peter Graf

Lecture: Nickel Bösenberg

Mercredi 27 novembre 2019

19h00

Abbaye de Neumünster

En allemand

Entrée 10 € | 5 € | 1,50 € (Kulturpass)

 

 

La vie n’est pas facile pour les protagonistes du premier roman d’Ulrich Alexander Boschwitz (1915-1942) „Menschen neben dem Leben“ (paru en suédois en 1937 chez Bonnier à Stockholm et à paraître pour la toute première fois en version originale allemande le 21 septembre 2019 chez Klett-Cotta). Ce sont eux les vrais perdants de la crise économique: les rapatriés de guerre, les mendiants, les prostituées et les fous. Chaque soir, ils se retrouvent au bar Fröhlicher Waidmann. Certains viennent pour boire, d’autres pour danser. L’ envie d’ échapper pour quelques heures d’insouciance de la grisaille quotidienne. L’ épouse de l’aveugle Sonnenberg se met à danser avec Grissmann, qui cherche désespérément une femme. Grissmann sous-estime l’irascibilité du non-voyant cornu. Ainsi le désastre prend son cours inélectuable. Comme à travers une loupe, Boschwitz, à l’époque âgé de 20 ans, dissèque le prolétariat berlinois de l’entre-deux-guerres.

 

Ulrich Alexander Boschwitz, né à Berlin le 19 avril 1915, émigre avec sa mère en Scandinavie en 1935, où paraît son premier roman, « Menschen neben dem Leben ». Son succès lui permet d’étudier à la Sorbonne à Paris. Au cours de longs séjours en Belgique et au Luxembourg, il écrivit « Der Reisende », qui fut publié en Angleterre en 1939 et un peu plus tard aux Etats-Unis et en France. Peu avant le début de la guerre, Boschwitz fut interné en Angleterre en tant qu’étranger ennemi » malgré ses origines juives et amené en Australie, où il vécut dans un camp jusqu’en 1942. Sur le chemin du retour, son navire a été torpillé par un sous-marin allemand et a coulé. Boschwitz est mort à l’âge de 27 ans, son dernier manuscrit a probablement coulé avec lui.

Samuel Hamen, né en 1988 à Luxembourg-Ville, a fait des études de langue et de littérature allemandes à l’Université de Heidelberg. Actuellement, il y fait son doctorat sur le poète Thomas Kling. Il tient le blog littéraire « ltrtr.de » et travaille en tant que rédacteur indépendant, notamment pour « Zeit Online », « d’Lëtzebuerger Land », « tell-review.de » ainsi que la radio 100,7. Dans ses travaux journalistiques et scientifiques, il met l’accent sur la littérature contemporaine. En 2016, Hamen a reçu le prix Hans-Bernhard-Schiff. Pour son premier Roman “V wéi vreckt, w wéi Vitess” (février 2018 chez Editions Binsfeld) il a été nominé pour le Prix Servais 2019. En octobre paraîtra son recueil de nouvelles “Zeeechen” (avec des illustrations de Marc Angel).

Peter Graf, né en 1967 en Rhénanie, travaille depuis plus de vingt ans comme rédacteur et éditeur. Il a édité de nombreuses publications dont des livres d’art et de photo, des ouvrages de non-fiction et de fiction, y compris des best-sellers et des publications primées. Après avoir travaillé pour Hoffman & Campe, Rogner & Bernhard, Kein & Aber, il a fondé sa propre maison d’éditions Walde + Graf à Zurich en 2009. Avec Thomas Böhm, Carsten Pfeiffer et Tobias Roth, il a créé la maison d’éditions Verlag Das kulturelle Gedächtnis en 2017 qui a pour but de re-publier les livres importants sur l’histoire littéraire et culturelle.

Nickel Bösenberg, né en 1971 à Hambourg, est un acteur allemand qui vit au Luxembourg depuis 2007. De divers engagements et de productions de théâtres l’ont amené sur de nombreuses scènes d’Allemagne et jusqu’en Russie. Récemment, il a joué dans «Klamms Krieg» (MASKéNADA).

 

 

La biographie de Ulrich Alexander Boschwitz, écrit par Samuel Hamen et publié chez Lëtzebuerger Land (05.04.2019)

 

Critique:

« Schief wächst der Mensch in die Welt. Ein grossartiger Roman erzählt von letzten Hoffnungen » de Paul Jandl – Neue Zürcher Zeitung, 24.09.19

 

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