Josef Winkler – Lecture « Wortschatz der Nacht » et « Mutter und der Bleistift »
.
Josef Winkler
Lecture « Wortschatz der Nacht » et « Mutter und Bleistift »
et entretien avec Paul Rauchs
24 avril 2013
18h30
Josef Winkler a lu à Luxembourg des extraits de ses deux derniers livres, « Wortschatz der Nacht » et « Mutter und der Bleistift »..En 1979, Josef Winkler a reçu le deuxième prix du concours Ingeborg-Bachmann pour son roman Menschenkind. Avec Der Ackermann aus Kärnten et Muttersprache (Langue maternelle, éd. Verdier, 2008) ils constituent la trilogie Das wilde Kärnten. Il a aussi reçu les prix Alfred Döblin (2001), Franz Nabl (2005), le Grand Prix National Autrichien (2007) et le très renommé prix Georg Büchner (2008).
..
Wortschatz der Nacht
« Hier soir, allongé sur le dos, dans mon lit, je m’imaginais la mort. J’ai joint les mains. J’ai commencé à sourire et j’ai essayé de garder cette expression du visage aussi longtemps que possible. Alors, mon masque… »
L’écriture de Josef Winkler vit de la mort. La nostalgie, la peur, la fascination qu’elle suscite l’animent tout au long de son œuvre. En 1979, juste après son premier roman, Menschenkind, il écrit, en quelques nuits seulement, comme dans un état d’ivresse, Wortschatz der Nacht, cent pages de prose, une tempête d’images. La même année, le texte est publié dans la revue littéraire « manuskripte ». Aujourd’hui, 34 ans après, à l’occasion de son 60ème anniversaire, cette œuvre de jeunesse est pour la première fois publiée en livre.
Mutter und der Bleistift
L’histoire commence en Inde, à Ellora, où le narrateur se promène pendant des heures dans les temples bouddhiste. Pendant ses pauses, il lit « Kleist, Moos, Fasane » de Ilse Aichinger. Une phrase de ce livre le transporte en 1943, le jour où son grand-père reçoit une lettre qui lui annonce qu’Adam est mort au front; c’est le troisième de ses fils que la guerre a dévoré. La mère du narrateur, apprendra la mort de son frère par cette tragique ellipse: « Adam rentre aussi, mais autrement. » A la suite, la maison se tait. Pendant toute sa vie, sa mère ne parlera plus. Mutter und der Bleistift raconte des scènes de cette existence. Cette œuvre de Josef Winkler retrouve des accents des Muttererzählungen de Peter Handke et d’Abschied von den Eltern de Peter Weiss.
Les ouvrages de Josef Winkler sont édités en français chez Verdier
Denières parutions en français
Natura morta (« nouvelle romaine », Suhrkamp, 2001), traduit de l’allemand par Bernard Banoun, éditions Verdier, 2003
Langue maternelle (Muttersprache, Suhrkamp, 1982), traduit de l’allemand par Bernard Banoun, éditions Verdier, 2008
Requiem pour un père (Roppongi. Requiem für einen Vater, Suhrkamp, 2007), traduit de l’allemand par Bernard Banoun, éditions Verdier, 2013
Presse
Critique du dernier roman de Josef Winkler, Requiem pour un père, ( éditions Verdier – janvier 2013) – Luxemburger Wort:
Organisé par l’Institut Pierre Werner avec le soutien du Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster