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05.10.2022 — 19:00
Abbaye de Neumünster, 28, rue Münster, Luxembourg-Grund
Conférence et discussion
Nicola Gess : Les demi-vérités
La manipulation de la réalité
Modération: Georg Mein
En allemand Entrée libre

Nicolas Gess étant malheureusement souffrante, la soirée du 31 mai sera annulée et reportée à une date ultérieure.


Qu’il s’agisse de fake news, de théories du complot ou de propagande populiste, tous ces phénomènes ont besoin de demi-vérités et de leur manipulation de la réalité. Dans son livre « Halbwahrheiten » (« demi-vérités »), paru aux éditions Matthes & Seitz, la professeur Nicola Gess formule une théorie de la demi-vérité comme petite forme narrative qui ne fonctionne pas selon le code binaire vrai/faux, mais crédible/incrédible. En prenant l’exemple du journaliste déchu Claas Relotius, du complotiste Ken Jebsen et de l’homme de lettres Uwe Tellkamp, elle examine comment fonctionne une rhétorique des demi-vérités et pourquoi on peut mieux la confronter avec une « vérification de la fiction » qu’avec une « vérification des faits ».

 

Nicola Gess est professeur de littérature allemande moderne et générale à l’Université de Bâle. Après des études de littérature, de musicologie et de flûte traversière à Hambourg, Princeton (États-Unis) et Berlin, elle a mené des recherches à l’université Humboldt de Berlin, à l’université de Regensburg et à l’université libre de Berlin, avant de répondre à un appel d’offres pour l’université de Bâle en 2010. Nicola Gess dirige le projet de recherche « Demi-vérités. Vérité, fiction et conspiration à l’ère post-factuelle », soutenu par le Fonds national suisse, et co-directrice du groupe de recherche Sinergia « The Power of Wonder », également soutenu par le Fonds national. En 2021, elle a publié chez Matthes & Seitz « Halbwahrheiten. Zur Manipulation von Wirklichkeit. » (« Les demi-vérités. La Manipulation de la réalité. »)

 

Georg Mein, né en 1970 à Hambourg, est professeur de littérature allemande moderne à l’Université du Luxembourg. Il a obtenu son doctorat en 1999 à l’Université rhénane Friedrich-Wilhelm de Bonn avec la thèse « Die Konzeption des Schönen. Der ästhetische Diskurs zwischen Aufklärung und Romantik: Kant – Moritz – Hölderlin – Schiller. » Après son doctorat, il est parti à l’université de Bielefeld, où il travaillait comme chercheur sous la direction de Klaus-Michael Bogdal et a obtenu son habilitation en 2006 au sujet de « Und wozu Leser in dürftiger Zeit. Literarische Bildung und soziokulturelle Milieus. » La même année, il a reçu un appel d’offres à l’Université du Luxembourg où il travaille en tant que professeur de littérature allemande moderne depuis. En 2013, Georg Mein a été nommé doyen de la Faculté des Sciences Humaines, des Sciences de l’Éducation et des Sciences Sociales de l’Université du Luxembourg.

Organisé par l’Institut Pierre Werner
Soutien: neimënster