du 30.09.2010 au 01.10.2010

Comment écrire une histoire européenne ? Entre enjeux mémoriels et réalités

Comment écrire une histoire européenne ? Entre enjeux mémoriels et réalités

Comment écrire une histoire européenne ? Entre enjeux mémoriels et réalités

VIIe Forum européen de la culture et de la société

Du jeudi 30 septembre 2010 au vendredi 01 octobre 2010
Abbaye de Neumünster, Luxembourg-Grund
Entrée libre
En français, allemand et anglais avec traduction simultanée allemand-français

 

Historiens et politologues ont montré depuis longtemps que tout système politique a besoin d’une dimension symbolique pour se construire et être accepté (Max Weber, Jacques Lagroye, Pierre Nora). Mais cette réflexion a été uniquement développée dans le cadre de l’Etat-nation. Qu’en est-il du système politique européen ? Le débat sur les symboles européens a été relancé au moment de la rédaction du Traité devant instituer une Constitution européenne sans que des réponses satisfaisantes ne soient apportées sur le sujet. Les célébrations du cinquantenaire du Traité de Rome sous le slogan « Ensemble depuis 1957 » ont également interrogé la manière dont les nouveaux Etats-membres, issus de l’ancien bloc soviétique, pouvaient adhérer à une telle construction de l’histoire. L’objet de ce forum est de se pencher sur le travail symbolique qui est opéré dans les récits narrant l’histoire de la construction européenne.

La problématique est double : l’Europe a-t-elle besoin de dimension symbolique pour continuer d’avancer et, si c’est le cas, de quelle manière ? Nous confronterons donc les points de vue sur les possibilités d’écrire une histoire commune, dans un contexte où les derniers élargissements nécessitent un peu de pédagogie pour mieux comprendre les expériences vécues de part et d’autre de l’ancien « rideau de fer ». Les derniers heurts politiques à la frontière hungaro-slovaque en montrent toute la pertinence. En analysant des projets concrets, nous essaierons de voir comment des historiens peuvent contribuer à la mise en récit de l’histoire européenne qui repose en grande partie sur une logique de réconciliation. Nous pourrons partir des initiatives dans le cadre de la réconciliation franco-allemande (OFAJ, manuel franco-allemand d’histoire) pour voir si celle-ci peut servir d’exemples à d’autres rapprochements nationaux, y compris au-delà des frontières actuelles de l’UE.

Alors que dans de nombreux pays, notamment parmi ceux qui ont rejoint récemment l’Union européenne, on parle déjà d’une certaine « fatigue de l’UE », on posera également la question de la nécessité ou non de donner une dimension symbolique à l’Europe pour susciter un plus grand intérêt des citoyens pour le projet européen. Mentionnons notamment la Maison de l’histoire de l’Europe, le musée de l’Europe à Bruxelles. Quelle forme doit prendre ce récit européen ? L’histoire de la construction européenne doit-elle être sanctifiée ? Quels types de projets sont susceptibles de porter cette mise en récit ? L’histoire européenne est-elle autre chose que la somme des histoires nationales ? Existe-t-il des lieux de mémoire européens qui pourraient contribuer à la naissance d’un sentiment d’identification au projet européen voire à un sentiment d’appartenance à un espace européen ? A-t-on besoin de nouveaux mythes ou le succès de l’Europe ne peut tenir qu’à la réalisation d’objectifs précis ?

FLYER

Programme

Compte rendu du forum sur europaforum.lu

Compte rendu IPW

Revue de presse :

Le Jeudi – 30.09.2010

Wort – 02.10.2010

Wort – 04.10.2010

Le Monde – 10.11.2010

 

Organisé par l’Institut Pierre Werner en partenariat avec l’IEIC et avec l’appui moral et financier de CULTURESFRANCE et le soutien du CCRN

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